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Texte Libre

15 mai 2007 2 15 /05 /mai /2007 13:30

Nous rentrions d'une bringue. J'étais arrivé avant Bernard juste devant sa maison. Il survint quelques secondes après. Afin de lui dire au revoir, je descendis de moto pour lui serrer la paluche. Bernard enleva son casque, se frotta les mains. L'air humide et glacé nous fouettait le visage. Sans se retourner, il tapota l'arrière de sa selle biplace. Étonné, il se retourna, alors, et l'air embarrassé me dit :

- "Heu ? Je crois que je l'ai perdue . . ."

- "Comment ça, tu l'as perdue. ? t'es con ou quoi ? !" répondis-je."

Bernard parlait de sa compagne Sylvie. Ils étaient partis, tous les deux sur la bécane, de cette fêtes passablement arrosée, et voilà, qu'il se retrouvait seul, maintenant.

Bernard était quelqu'un d'étourdi, mais je n'arrivais pas a croire qu'il ait égaré sa dulcinée.

-"Attends, Bernard, si elle était tombée en route, tu l'aurais entendu ! Déconne pas quand même ! Tu as dû la laisser là-bas, sur place."

Pourtant, la clope au coin des lèvres, les yeux plissés, il m'assura qu'il se rappelait de l'avoir installée sur la place du passager.

L'inquiétude grandissait. L'heure était grave. Sylvie avait bel et bien disparu.

-"Qu'est-ce qu'on fait, Bernard ?" lui demandai-je.

-"Bah ! Me suis, peut être trompé. . . Elle n'était pas derrière moi, et elle a dû rentrer en stop, alors. . ." Bernard n'était pas du genre à s'angoisser très vite.

- "Tu crois pas qu'on devrait. . . " J'avais à peine commencé ma phrase qu'une ombre hésitante, accompagnée d'ahanements, surgit du fossé.

Sylvie, tel un spectre d'outre tombe, apparut à nos yeux ébahis.

-"Tirouli, tiroula, me voici, me voiçà ! "

Articula-t-elle avec difficultés. Visiblement, la bougresse ne se doutait pas de notre désarroi. Elle avait les cheveux pleins d'herbes, le jean déchiré et un rire bête proche de celui de Stéphane Bern.

Bernard se grattait les cheveux, sans trop comprendre la situation.

-"Oh, Sylvie, qu'est-ce t'as fait ?" dit-il légèrement surpris.

-"Bououiii, bé, je suis descendue, turlututu, de la moto, oh, éh, ho, de berrr..nardo... Et désé..désé..quilibrés, je suis bombée...tombée dans le ravin...Poil à Rintintin... Tirouli; tiroula..."

J'eus un mouvement de recul car l'haleine de notre sauvageonne se rapprochait de celle d'un renard centenaire. Bernard, soudain lui roula une pelle et je sus, à cet instant que leur amour était grand. En observant, la Castafiore, un détail me choqua. Celle-ci portait des chaussures  à talons compensés qui ne me semblaient guère égaux en hauteur. Un rapide examen de la moto de Bernard et j'allais, à mon grand plaisir, jouer le rôle d'hercule Poirot, devant les deux tourtereaux : Sylvie avait un peut trop levé le coude à la soirée (hum ! Doux euphémisme), et était montée sur le véhicule de son preux chevalier, légèrement embrumée (Re-doux euphémisme). Dans un souci d'équité et pour ne pas vexer personne, je dois avouer que le pilote, avait, lui aussi, quelque peut chargé la mule, comme on dit chez nous. Donc la passagère s'était sagement assise derrière le conducteur au grand coeur, bien positionnée, mais une seconde d'inattention allait lui causer sa perte. Une erreur de débutante : Un placement aléatoire des pieds. Alors que le gauche était confortablement disposé sur un moelleux repose pied ; le droit, peut-être mal contrôlé, s'était aventuré sur le pot d'échappement. La cavalière fatiguée ne s'en était malheureusement, pas aperçue. La semelle en caoutchouc avait fondu, pendant le trajet, à vitesse grand V sur le pot, comme neige au soleil. En arrivant, Sylvie était descendue sans sourciller, mais l'espadrille qu'elle portait, maintenant à son pied droit, lui avait occasionné un déséquilibre tel que notre Laure Manaudou avait plongé la tête la première dans le ravin, disparaissant à la vue de tous. Nous avions l'explication de cette soudaine disparition. Bernard s'esclaffa, en se moquant de Sylvie, qui, vexée, ronchonna. Je repartis, mort de rire, soulagé...Alors Mesdames, que ceci vous serve de leçon et de grâce, acceptez ce conseil : lorsque vous montez à l'arrière d'une moto, je vous en conjure, regardez bien ou vous mettez les pieds. . .

 

 

Souce: rachham le rouge tranches de vie.

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Published by Barbu Q - dans rire
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commentaires

JC 15/05/2007 23:55

pèté de rire ..........................la vache a combien de grammes il etais tout les deux ?

Barbu Q 16/05/2007 01:21

Me rappel des choses ! ! m'enfin. . .chute !@+++

pat 15/05/2007 13:55

tu pouvais pas ecrire plus petit encore !!! bon ! je vais chercher le microscope

Barbu Q 15/05/2007 14:17

Salut Pat, et tes lunettes ? ha les vieux ! ! c'est fait. . .en plus gros !@+++

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